DOCUMENTS UTILES
CAMEROUN
■ LOI RÉGISSANT LA PUBLICITÉ
Promulguée le 26 décembre
2006, cette loi abroge celle N° 88/016 du 16 décembre 1988 qui régissait la
publicité au Cameroun. C’est donc ce nouveau texte de 71 articles qui organise
désormais ce secteur et définit les règles relatives à la forme et aux contenus
des messages publicitaires. Il fixe également le cadre général du contrôle et
de la régulation des activités publicitaires au Cameroun ainsi que les
conditions d’exercice et d’accès aux métiers concernés (agence conseil en
publicité, régie de publicité et courtier en publicité). Le ministre de
la Communication
en est
le gendarme. Une mission qu’il assume avec le concours du Conseil national de
la publicité, un organe consultatif placé sous sa tutelle et dont il est le président. Texte intégral en
fichier PDF.
■ LOI SUR
LA LIBERTÉ
DE
COMMUNICATION SOCIALE
Votée
en décembre 1990 dans un contexte politique marqué par
des revendications populaires liées, entre autres, au retour au
multipartisme, cette loi facilite les procédures de
création de journaux, mais reste liberticide. Même si
la censure a été abolie par un amendement en janvier 1996
suite à la pression des éditeurs et des organisations
internationales, la situation demeure préoccupante. Les peines
privatives de liberté pour des délits de presse
constituent un recul notable et une insulte à la
démocratie. Texte intégral en fichier PDF.
■
D
É
CRET PORTANT LIB
É
RALISATION DU SECTEUR AUDIOVISUEL
Ce
décret d'application a été signé le 3 avril
2000 par le Premier ministre, dix ans après la loi
libéralisant l'audiovisuel. Il a dès lors mis fin
au monopole des chaînes publiques et favorisé
l'éclosion des radios et télévisions
privées, même si quelques unes, comme Radio Reine,
avaient commencé à émettre dès 1997
à Yaoundé, la capitale. Dans la plupart de cas, ces
structures subissent le chantage politique et institutionnel de l
'Etat. Des émissions critiquant les actions du gouvernement sont
régulièrement suspendues, alors que le lancement des
activités de certaines chaînes est simplement
interdit. Il en est ainsi de Freedom FM de Free Media Group dirigé par Pius N. Njawé, éditeur du quotidien Le Messager. Texte integral en fichier PDF.
■ DÉCRET FIXANT LES MODALITÉS DE DÉLIVRANCE DE LA CARTE DE PRESSE
Signé par le Premier ministre en décembre 2002, ce
décret a été timidement accueilli par les
membres de la corporation. Dans l'ensemble, des journalistes estiment
qu'ils n'en ont pas besoin pour exercer leur profession, ceux du
secteur privé étant par ailleurs confrontés
à la difficulté de produire un contrat de travail et une
attestation d'immatriculation à la Caisse nationale de
prévoyance sociale, deux pièces essentielles parmi les
dix exigées à l'appui du dossier. Ces
derniers soutiennent aussi que cette pièce
d'identité professionnelle n'est pas une garantie par rapport
à l'accès aux sources officielles d'information. Les
premières cartes délivrées en mai 2004 ont permis
d'observer ces tristes réalités et de noter quelques
irrégularités dans leur attribution. Les journaux
ont rendu compte de nombreux cas de "journalistes" qui en
ont bénéficié, alors qu'ils ne remplissaient
pas les conditions requises. Ce qui a renforcé les critiques
contre l'arrêté
du Premier ministre fixant l'organisation et le fonctionnnement de la
Commission de délivrance de la carte de presse, notamment
les conditions de nomination de ses membres. Cliquer ici pour lire tous les documents concernés.
■ AIDE PUBLIQUE À LA COMMUNICATION PRIVÉE
Cette aide
a été instituée en 2002 avec une enveloppe initiale de 150 millions FCFA (228 763,52
€). Elle est inscrite au budget annuel du ministère de
la Communication
,
auprès
duquel est placée une Commission chargée de
l’examen des
dossiers, la mise en œuvre et le suivi des mesures relatives
à la gestion
pratique de l’aide. Celle-ci est ouverte à une foultitude
de structures clairement identifiées par le gouvernement :
entreprises
éditant des journaux et périodiques paraissant à
intervalles réguliers ; imprimeries
consacrant au moins le tiers de leurs activités à la
composition et à l’impression
des journaux et périodiques ; entreprises de distribution des
journaux et
périodiques ; entreprises de communication audiovisuelle ;
entreprises de
presse cybernétique ; agences-conseils en publicité ;
éditeurs et producteurs
en publicité imprimée, audiovisuelle et
cybernétique ; agences-conseils en
communication globale (communication politique, institutionnelle et
communication pour le développement) ; organisations
professionnelles du
secteur de la communication. De vives polémiques et critiques
accompagnent
depuis lors la publication de la liste des bénéficiaires,
beaucoup étant considérés
comme des « intrus » ne répondant à
aucun critère de sélection. Dans ces conditions, certains
éditeurs de la presse privée refusent de solliciter
l'aide, estimant qu'on est au coeur d'un système qui favorise la corruption et le
népotisme. Texte intégral en PDF.
■ CODE DE DÉONTOLOGIE DES JOURNALISTES
Le
code déontologie des journalistes comporte 15 articles. Le texte
adopté par l'Union des journalistes du Cameroun (UJC) le 19 octobre 1996 à Douala, la capitale
économique, définit les droits et devoirs
régissant l'exercice de la profession. Un document
important qui constitue une remise en cause du décret n°
92/313/PM du 24 septembre 1992 rendant exécutoire le code de
déontologie journalistique signé par le Premier ministre
Achidi Achu. Il insiste sur le respect de la
vérité, la promotion de la confraternité, la
solidarité professionnelle, l'accès aux sources
d'information et leur protection, la garantie de l'indépendance
économique des journalistes ainsi que leur
sécurité matérielle et morale, etc. Texte intégral en fichier PDF.
■ CONVENTION COLLECTIVE DES JOURNALISTES
ET DES PROFESSIONNELS DES MÉTIERS CONNEXES DE
LA COMMUNICATION
Cette convention, qui ressemble à un
fourre-tout, a été signée le 12 novembre 2008 à Yaoundé, après trois ans de
négociation entre les différentes parties concernées. Elle compte 8 titres
et 100 articles qui organisent et définissent "les rapports professionnels
entre les entreprises de presse et d'information, les journalistes ainsi que
les professionnels des métiers connexes de la communication sociale" au
Cameroun. Cliquer ici pour lire le texte intégral et ses deux annexes.